Recommandations du Comité québécois d'étude du français médical (Liste des membres du CQEFM)
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No 6 |
Le concept de evidence-based medicine est apparu au début des années 1980. Des médecins et des épidémiologistes de l’université McMaster pour la plupart ont en effet proposé « le développement d’un enseignement de la médecine fondé sur une prise en compte de faits (preuves) issus d’une interprétation objective des données de la science et donc des publications médicales dont il devient essentiel d’en apprécier (sic) la validité de la méthodologie avant de s’intéresser à leurs résultats ».
Plusieurs équivalents ont été proposés pour rendre cette notion en français : médecine factuelle, médecine basée sur des preuves, médecine fondée sur des preuves, médecine fondée sur des faits démontrés. Au Québec, l’expression médecine factuelle est bien établie. Comme elle présente l’avantage d’être courte, elle ne vient pas alourdir inutilement les textes. En outre, cette expression est construite dans le respect des règles de formation des syntagmes en français, puisqu’elle est composée d’un déterminant (factuelle) et d’un déterminé (médecine). Ce syntagme est également motivé, c’est-à-dire qu’il « laisse transparaître la notion qu’il recouvre par le sens de ses composants ». Le terme factuel se définit comme suit : « Qui est de l’ordre du fait. => attesté, observable, réel. Données factuelles. Preuve factuelle ». Dans le contexte qui nous occupe, il s’agit des faits issus de la recherche médicale et relevés dans différentes sources.
Depuis son apparition, la notion de médecine factuelle s’est entourée d’un vocabulaire qui lui est propre et qui s’inspire essentiellement de celui de l’épidémiologie et de la biostatistique. L’étude de ces termes déborde toutefois des limites du présent article.
Nous renvoyons les lecteurs à l’article paru à ce sujet dans Pharmaterm, le bulletin terminologique publié par le Groupe traduction de Rx&D.