MPOC : Comment aider le patient à reprendre son souffle ?

Dr Alain Desjardins, MD,
Pneumologue, Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal
Objectif 1

Apprendre l’utilité relative de l’anamnèse, de l’auscultation, de la spirométrie pour poser le diagnostic de MPOC


Cas 1 : Lise, 45 ans

Une nouvelle patiente se présente pour un examen médical de routine.

Propriétaire de dépanneur, plutôt sédentaire, obèse. Fume 25 cigarettes par jour depuis l’âge de 20 ans.Joue au golf en été et aux quilles en hiver. Aucun médicament. Pas d’allergie. Son père est décédé à 75 ans d’emphysème.

Au questionnaire, elle avoue avoir une ‘minime toux’ matinale quotidienne productive de quelques expectorations mucoïdes depuis 2 ans. Occasionnellement, elle tousse en PM, mais jamais la nuit. Elle nie toute dyspnée, orthopnée et DRS.

L’examen montre une obésité (84 kg avec un IMC de 32), des signes vitaux normaux, une auscultation cardio-pulmonaire normale, absence d’oedème.


Question

Lequel des tests suivants est le plus approprié pour investiguer ses symptômes respiratoires?


Une spirométrie devrait être prescrite chez les personnes à risque de MPOC…

Donc, tout fumeur ou ex-fumeur de 40 ans et plus, présentant

Recommandations SCT– Can Respir J 2003; 10 (8): 463-466


Interprétation de la spirométrie


Question

Veuillez interpréter son résultat de spirométrie :

Valeurs prédites
Pré- bronchodilatateur
Post- bronchodilatateur
Changement
Mesurées
%
Mesurées
%
CVF (L)
3.28
2.99
90%
3.10
94%
3.68%
VEMS (L)
2.73
2.00
73%
2.11
77%
5.5%
VEMS / CVF
0.84
0.66
--
0.686
--
--

Graphique volume-temps :
Obstruction bronchique modérée
Pas de réversibilité significative post BD


Marqueur diagnostique
MPOC
Asthme
1

Fumeurs et anciens fumeurs

2 Âge au diagnostic
≥ 40 ans
Enfance
3 Toux
matin
nuit
4 Dyspnée avec allergènes, irritants
5 Dyspnée, évolution temporelle
Progressive
Épisodique
6 Dyspnée améliorée par BD
+
+++
7 Obstruction bronchique
Irréversible
Réversible
8

Variation quotidienne du débit de pointe (DEP)

Faible
Importante si mal contrôlé
9 Amélioration significative suite à prednisone p.o.

Emphysème centro-lobulaire

Bronchite chronique

Définitions parmi le Dx MPOC
  • Bronchite chronique : 
    Diagnostic clinique
    (toux et production de sécrétions ...)
  • Emphysème : 
    Diagnostics pathologiques et RX
    (emphysème bulleux)
  • MPOC : 
    Diagnostic physiologique
    (obstruction bronchique irréversible)

Cas de Lise, 15 ans plus tard

Lise, 60 ans, fume toujours, ayant cumulé plus de 70 paquets-années, et a développé une dyspnée progressive. Depuis environ un an, elle doit s’arrêter après quelques marches d’escalier pour reprendre son souffle.  L’entretien de sa maison est devenu difficile et elle sort moins de la maison… Elle tousse et expectore quotidiennement. Elle prend Combivent® à deux inhalations QID.


Cas de Lise, 60 ans

Deux fois cette année, elle a reçu des antibiotiques à l’urgence en raison de difficulté respiratoire dans le contexte d’une augmentation de sa toux et de ses expectorations qui sont devenues verdâtres. Elle a recommencé depuis 10 ans à fumer de 15 à 20 cigarettes par jour, et se demande quel moyen pourrait l’aider à cesser définitivement.

À l’examen, les signes vitaux sont normaux. Pas de tirage. Le murmure vésiculaire est très diminué, avec un temps expiratoire allongé, avec nombreux ronchis et sibilances aux deux plages pulmonaires.


Question 4

Comparez la spirométrie de Lise de 1990 avec celle de 2005.

1990

Valeurs prédites
Pré-bronchodilatateur
Post-bronchodilatateur
Changement

Mesurées
%
Mesurées
%

CVF (L)

3.28
2.99
90%
3.10
94%
3.68%

VEMS (L)

2.73
2.00
73%
2.11
77%
5.5%

VEMS / CVF

0.84
0.66
--
0.686
--
--

2005

Valeurs prédites
Pré-bronchodilatateur
Post-bronchodilatateur
Changement

Mesurées
%
Mesurées
%

CVF (L)

3.08
2.09
68%
2.20
71%
5.26%

VEMS (L)

2.26
1.17
52%
1.33
59%
13.68%

VEMS / CVF

0.73
0.56
--
0.60
--
--

Question

Comment interprétez-vous l’évolution de Lise ?


Comité des Recommandations SCT– Can Respir J 2003; 10 (No 8): 463-466.


Classes de dyspnée, MPOC


Classification de la MPOC selon les symptômes / invalidité
STADE DE LA MPOC
SYMPTÔMES
À risque
(ne correspond pas « encore » au diagnostic de la MPOC)
Fumeur asymptomatique, ancien fumeur ou patient présentant une toux ou des expectorations chroniques, mais ratio VEMS/CFV > 0,7 et/ou VEMS > 80% de la valeur prédite après l’administration d’un bronchodilatateur
Léger
Parient essoufflé en raison de la MPOC lorsqu’il est pressé ou qu’il monte une pente légère (CRM 2).
(Résultats de spirométrie prévus: VEMS 60-79% des valeurs prédites, VEMS/CVF < 0,7)
Modéré
Patient essoufflé en raison de la MPOC, ce qui l’oblige à marcher plus lentement que des individus du même âge sur une surface plane ou à s’arrêter au bout d’environ 100 m (ou quelques minutes) sur une surface plane (CRM 3-4).
(Résultats de spirométrie prévus: VEMS 40-59% des valeur prédites, VEMS/CVF < 0,7)
Grave
Patient essoufflé en raison de la MPOC, ce qui l’empêche de quitter la maison ou le rend essoufflé lorsqu’il s’habille ou se déshabille (CRM 5) ou présence d’une insuffisance respiratoire chronique ou de signes cliniques d’insuffisance cardiaque droit.
(Résultats de spirométrie prévus: VEMS < 40% des valeur prédites, VEMS/CVF < 0,7)

Adapté de: Comité des Recommandations SCT – Can Respir J 2003; 10 (No 8): 463-466, p. 464.


MPOC : Classifications selon le VEMS


La pertinence de l’échelle de dyspnée du CRM
Taux de survie à 5 ans
basée sur le VEMS
Taux de survie à 5 ans basé
sur l’atteinte fonctionnelle
Le niveau d’atteinte fonctionnelle est un meilleur indicateur
de survie à cinq ans pour les patients atteints de la MPOC

K Nishimura, T Izumi, et al. – CHEST 2002; 121: 1434-1440


Algorithme de traitement idéal vs contemporain de la MPOC

Adapté de: Comité des Recommandation SCT – Can Respir J 2003; 10 (No 8): 463-466, p. 464.


Objectif 2

Prescrire les bronchodilatateurs conformément aux lignes directrices canadiennes (Soc Can Thoracol 2003)


La MPOC
Tx pharmacologique

La MPOC
Bronchodilatateurs
MPOC : Traitement pharmacologique

Comité des Recommandation SCT – Can Respir J 2003; 10 (No 8): 463-466, p. 465.


MPOC : Traitement pharmacologique

Comité des Recommandation SCT – Can Respir J 2003; 10 (No 8): 463-466, p. 465.


Bronchodilatateurs
Anticholinergiques

Bronchodilatateurs
Combinaison Ipratropium-Salbutamol

Efficacité (Ipratropium vs salbutamol vs Combivent®)

Combivent Inh Study Group. Chest 1994; 105: 1411-1419.


Efficacité : Ipratropium vs Tiotropium

Vincken et al. Eur Respir J 2002; 19: 209-216.

Vincken et al. Eur Respir J 2002; 19: 209-216.

Vincken et al. Eur Respir J 2002; 19: 209-216.


MPOC : Traitement pharmacologique

Comité des Recommandation SCT – Can Respir J 2003; 10 (No 8): 463-466, p. 465.


Bronchodilatateurs
β2 agonistes à longue action

Bronchodilatateurs
β2 agonistes à longue action

Efficacité (Ipratropium vs BALA)

Mahler et al. Chest 1999; 115: 957-965, p.961.


Comparaison Tiotropium vs BALA

Donohue et al. Chest 2002; 122: 47-55


Efficacité (Tiotropium vs BALA)

Adapté de Donohue et al. Chest 2002; 122: 47-55


Comparaison Tiotropium vs BALA

Brusasco et al. Thorax 2003; 58: 399-404


Combinaison d’ipratropium et BALA

Van Noord et al. Eur Respir J 2000;15:878-885


Combinaison BALA + tiotropium

Van Noord et al. Tiotropium Maintenance Therapy in Patients with COPD and the 24-hour Spirometric Benefit of Adding Once or Twice Daily Formeterol During 2-Week Treatment Periods. Presented at ATS 2003


MPOC : Traitement pharmacologique

Comité des Recommandation SCT – Can Respir J 2003; 10 (No 8): 463-466, p. 465.


Bronchodilatateurs
Théophyllines

L’ajout d’une théophylline orale

Murciano et al. NEJM 1989; 320: 1521-1525


Objectif 3

Prescrire les corticostéroïdes inhalés conformément aux lignes directrices canadiennes (Soc Can Thoracol 2003)


MPOC : Traitement pharmacologique

Comité des Recommandation SCT – Can Respir J 2003; 10 (No 8): 463-466, p. 465.


Peu d’impact des corticostéroïdes en inhalation sur le VEMS, ISOLDE

Adapté de : Burge et al BMJ 2000; 320: 1297-1303


Corticostéroides inhalés (CSI)
Efficacité des CSI dans la MPOC : Réduction des exacerbations


Efficacité des corticostéroïdes inhalés

Calverly et al. Lancet 2003; 361: 449-456


Gestion des exacerbations avec des corticostéroïdes inhalés

Szafranski et al. Eur Resp J 2003; 21: 74-81


β2 agonistes à longue action et/ou Corticostéroïdes

Calverley et al. Lancet 2003;361:449-56


Exacerbations modérées/graves nécessitant prednisone

Calverley et al. Lancet 2003;361:449-56


Objectif 4

Déterminer les indications et bénéfices des antibiotiques et stéroides oraux lors d’EABC


Cas : Lise 1 an plus tard

Dans la dernière année, Lise a arrêté de fumer et a complété un programme de réadaptation.  Elle se portait nettement mieux.

L’automne suivant, elle appelle au bureau parce qu’elle se sent dyspnéique depuis deux jours, seulement à marcher dans la maison.  Depuis hier soir, elle tousse et expectore légèrement verdâtre.  Pas de fièvre ni de douleur thoracique.  Elle a augmenté la dose et la fréquence d’utilisation de son bronchodilatateur à courte action.  Elle n’a pas dormi à cause de la dyspnée.


Question

Quel est votre diagnostic ?


Exacerbation aiguë de MPOC

Définition

Comité des Recommandations SCT– Can Respir J 2003; 10 (No 8): 463-466, p. 465.


Question 2

De quelles informations avez-vous besoin en général pour déterminer la gravité d’une exacerbation aiguë de MPOC ?


Sévérité de l’exacerbation

Sévérité de l’exacerbation
Questions
Signes physiques
  • Âge avancé ?
  • Dyspnée grave ?
  • Orthopnée ?
  • Céphalée matinale ?
  • Confusion et/ou somnolence?
  • Antécédents d’intubation?
  • Comorbidité (diabète, insuffisance cardiaque, etc.) ?
  • Tachypnée – temps expiratoire allongé
  • Tirage et respiration paradoxale
  • Cyanose
  • Oedème des membres inférieurs (insuffisance cardiaque droite)
  • Instabilité cardiovasculaire (arythmie, hypotension, tachycardie)

Exacerbation de la MPOC

Dx différentiel:


Question

Quels tests et quels traitements prescririez-vous ?


Modification de médication


Tx de l’exacerbation

Déterminer d’abord si :


Tx de l’exacerbation
Tx de l’exacerbation

EAMPOC : prednisolone

Placebo

Prednisolone
30 mg/j x 2 sem

  • VEMs post BD     
26 - 32 %
28 - 42 %
  • VEMs ad jour 5          
30 ml/jr
90 ml/jr
  • Séjour hospitalier         
9 jrs
7 jrs
  • VEMs à 6 sem
Différence NS
  • Exacerbation, hospitalisation, traitements additionels
Différence NS

Davies et al., Lancet 1999; 354: 456-60


Prednisone orale pour les exacerbations de MPOC

Davies, Lancet 1999; 354 : 456-460


Prednisone à domicile, après une exacerbation de MPOC

Aaron S, NEJM 2003; 348 2618-2625


EABC : indication d’antibiotique

3 symptômes-clés

Antibiotique si 2 ou 3 symptômes

Réévaluer cas non traités si détérioration clinique

Anthonisen. Ann Intern Med 1987


Antibiothérapie dans les exacerbations de MPOC


EABC : classes /facteurs de risque

Groupe 0 :

  • toux et expectorations
  • absence d’antécédents de trouble pulmonaire

Groupe I :

  • toux et expectorations accrues
  • purulence des expectorations
  • dyspnée accrue

Groupe II :

  • Voir groupe I plus (au moins un des suivants)
    • VEMS < 50 % des valeurs prévues
    • > 4 exacerbations/an
    • maladie cardiaque
    • oxygène à domicile
    • utilisation prolongée des corticostéroïdes oraux
    • antibiotiques au cours des 3 mois précédents

Groupe III :

  • Voir groupe II plus
    • expectorations purulentes chroniques+/- bronchiectasies chez certains
    • VEMS habituellement < 35 % prédites
    • plusieurs facteurs de risque

Balter MS, et al. Can Respir J 2003;10(Suppl B):3B-32B.


Agents infectieux, selon la sévérité de la MPOC

Eller J, et al. Chest 1998;113:1542-8.


EABC : Recommendations canadiennes pour l’antibiothérapie

Balter MS, Can Respir J 2003;10(Suppl B):3B-32B.


Objectif 5

Déterminer quand référer au pneumologue ou aux autres professionnels


Rôle essentiel des médecins de famille

Comité des Recommandations SCT – Can Respir J 2003; 10 (No 8): 463-466, p. 463


Quand consulter un spécialiste

Comité des Recommandations SCT – Can Respir J 2003; 10 (No 8): 463-466, p. 464


MPOC : Messages-clés

Annexe

MPOC : Limitation des activités

Chapman et al., Respir Med 2003


Quand consulter un spécialiste

Comité des Recommandations SCT – Can Respir J 2003; 10 (No 8): 463-466, p. 464


Oxygène ambulatoire
Avantages Limites
  • Fidélité
  • Mobilité
    (un système stationnaire peut mener à une dépendance psychologique et une crainte de quitter la maison)
  • Confiance et autonomie
  • Tolérance à l’effort
  • De longue durée avec dispositifs dont le système de libération d’oxygène à 2 étapes
  • Systèmes dispendieux
  • Ne convient pas à tous les patients
    (Les patients doivent être rigoureusement sélectionnés et supervisés)
  • Aucune étude démontrant leur efficacité à améliorer les résultats cliniques

Adapté de : Comité des Recommandations SCT– Can Respir J 2003; 10 (Suppl A): 37A-59A, p. 52A


Cas Monsieur A.
  • Homme 62 ans, consulte pour dyspnée progressive x10 ans,
    maintenant présente à s’habiller.
    Toux chronique minimisée.
  • Tabagisme actif (30 cig/jour) depuis l’âge 14 ans
  • SV normaux. Tachypnée à mobilisation.
    MV, ronchis expiratoires. Oedème malléolaire +

Cas 2
  • FSC :
    • Hb 170 g/L
    • GB 8,000 (65%N)
  • RX pulmonaire :
    • signes d’hyperaération
    • trame bronchique bases
  • EFR :
    • VEMS = 0,8 L (30%)
    • VEMS/CVF = 30%

Question

Quel examen supplémentaire devrait-on obtenir, compte tenu de ces résultats ?


MPOC : O2 à domicile

MPOC stable

Traitement médical optimal

Indications reconnues:

Prolongation de la survie selon la durée d’utilisation


MPOC : O2 à domicile


Interventions non-pharmacologiques

Entrevue motivationnelle

Fletcher, Peto, Br Med J 1977; 1; 1645-1648


Caractéristiques de l’intervention vs taux de sevrage tabagique

Fiore MC, et al. Treating tobacco Use and Dependence Clinical Practice Guideline. Rockville, MD: U. S. Dept Health and Human Services. Public Health Service. June 2000


Sevrage tabagique à 6 mois, selon une méta-analyse

Aboussafy D et al, ATS 2000, Toronto, Canada


Sevrage tabagique à 12 mois

Jorenby et al. NEJM 1999; 340: 685-691


Vaccination

Grippe

Recommandations

Comité des Recommendations SCT – Can Respir J 2003; 10 (Suppl A): 37A-59A, p. 46A


Le cercle vicieux de la MPOC

Belleau R, Leclère H, “Apprendre à vivre avec la bronchite chronique et l’emphysème pulmonaire”, Les presses de l’université Laval, 1999.


L’impact de la MPOC sur la musculature

Symptômes à l’exercice maximal chez un patient avec la MPOC

Adapté de Killian et al., Am Rev Resp Dis 1992; 146: 935-940.

Critères de recommandation d’un programme de réadaptation

Comité des Recommandations SCT– Can Respir J 2003; 10 (Suppl A): 37A-59A, 51A


Composantes d’un programme de réadaptation MPOC

Adapté de Comité des Recommandations SCT – Can Respir J 2003; 10 (Suppl A): 37A-59A, p. 45A


Avantages de la réadaptation

Comité des Recommandations SCT– Can Respir J 2003; 10 (Suppl A): 37A-59A, 50A


Effet sur le rendement à l’effort

Adapté de Ries et al. Ann Intern Med 1995; 122: 823-832


Exemple d’un programme éducatif


Étude clinique sur l’impact d’un programme éducatif

Bourbeau J, Julien M, et al. (2003) Arch Intern Med / Vol. 163: 585-591


Ex. plan d’action, MPOC


Critères pour offrir une oxygénothérapie continue à long terme (> 15 h/jour)

Patients dont la MPOC est stable  avec

Comité des Recommandations SCT– Can Respir J 2003; 10 (Suppl A): 37A-59A, p. 51A


Bien gérer les questions liées à la fin de vie

Recommandations

Comité des Recommandations SCT– Can Respir J 2003; 10 (Suppl A): 37A-59A, p. 57AA


Plus de formation sur la gestion des questions de fin de vie

Recommandations

Comité des Recommandations SCT– Can Respir J 2003; 10 (Suppl A): 37A-59A, p. 57A


Rx utilisés en fin de vie, MPOC
Indication

Médicament, voie Dosage
Dyspnée

Morphine,

oral, pr 5-10 mg q4h
iv, sc, im 1-2.5 mg q1-4h
aérosol 5 mg in 2 ml q4h
Lorazépam, oral, sl, iv 1-2 mg q1-4h
Diazépam, oral, iv 2.5-25 mg par jour
Toux Codéine, oral 30-60 mg q4h
Morphine, sc, iv 2.5-5 mg q4h
Sécrétions Scopolamine, sc 0.4-0.6 mg q4-6h

timbre transdermique

1 mg q72h
Atropine, sc 0.4-0.6 mg q4-6h

Adapté de : Comité des Recommandations SCT– Can Respir J 2003; 10 (Suppl A): 37A-59A, p. 37A


Ventilation mécanique non invasive

Recommandations

Comité des Recommandations SCT– Can Respir J 2003; 10 (Suppl A): 37A-59A, p. 55A


Critères pour pneumectomie
Indications Contre-indications
  • Incapacité résultant de l’emphysème même après un traitement médical maximal
  • < 75 à 80 ans
  • Ne fume plus depuis > 4 mois
  • VEMS < 40% de la valeur prédite
  • CPT > 120% de la valeur prédite
  • VR > 175% de la valeur prédite
  • Distension, préférablement du lobe supérieur, décelée par tomographies
  • Maladie comorbide
  • Obésité grave ou cachexie
  • Coronaropathie grave
  • Fumeur actif
  • Carence en alpha-1-antirypsine
  • Symphyse pleurale généralisée
  • Déformation de la paroi de la cage thoracique
  • PACO2 > 50 à 60 mmHg
  • PAP > 35 mmHg (moyen)
  • VEMS < 20% de la valeur prédite et distribution homogène du DLCO < 20%

Comité des Recommandations SCT– Can Respir J 2003; 10 (Suppl A): 37A-59A, p. 55A


Greffe du poumon

Critères des receveurs

Les patients qui souffrent d’une MPOC sont considérés comme des receveurs potentiels s’ils répondent à au moins un des critères suivants:

Faits saillants

Comité des Recommandations SCT– Can Respir J 2003; 10 (Suppl A): 37A-59A, p. 56A