Dr Monique Drapeau, MD
Direction de la santé publique et de l'évaluation
Régie régionale de la santé et des services sociaux de l'Estrie
À l'issue de cette présentation, le participant sera en mesure de:
Une lutte à poursuivre...
- l'incidence de la chlamydiose est à la hausse depuis 1998;
- en 2001 : 10 193 cas
taux 133 / 100 000
- en 1997 : taux de 87 /100 000
augmentation 53 %
- les éclosions de syphilis en milieu urbain;
- la hausse de l'incidence de l'infection gonococcique;
- le faible taux de positivité des tests de détection.
Comment mener cette lutte avec plus d'efficacité ?
- mieux reconnaître les personnes à risque d'ITS;
- utiliser le plus judicieusement possible les technologies de dépistage;
- inclure le dépistage dans un ensemble d'interventions préventives;
- développer des activités de dépistage adaptées aux besoins des clientèles vulnérables.
À qui et quand poser des questions sur les antécédents sexuels?
- jeune qui consulte pour un dépistage des ITS ou du VIH;
- consultation pour une contraception;
- examen médical de routine;
- grossesse ou désir de grossesse;
- un voyage réalisé ou prévu;
- une histoire ou examen suggérant une toxicomanie ou l'usage d'alcool;
- un tableau dépressif chez un jeune homme
orientation sexuelle.
La recherche des facteurs de risque : Étape cruciale
En vérifiant si certains facteurs de risque des ITS sont présents, le médecin est mieux en mesure de répondre aux questions suivantes :
- Est-il indiqué de faire des tests ?
- Si oui, lesquels ?
- Quand est-il pertinent de les faire ?
Comment faire une anamnèse sur les antécédents sexuels?
Figure I : Questionnaire sur les antécédents sexuels
- Âge : ________
- Âge lors de la première relation sexuelle : _________
- Avez-vous eu des relations sexuelles avec des hommes ?______ Avec des femmes ?______ Avec les deux ? _______
- Combien de partenaires sexuels avez-vous eu au cours des 6 derniers mois ? ___________________
- Combien de partenaires sexuels estimez-vous avoir eu depuis votre première relation sexuelle ? __________
- Quels types de relations sexuelles avez-vous ? Orales_______ Vaginales________ Anales________
- Avez-vous déjà eu une ou des MTS ?_______ Laquelle ou lesquelles ? _______________________
- À votre connaissance l'un de vos partenaires a-t-il déjà eu une MTS ? __________ Si oui, laquelle ? ________________
- Utilisez-vous le condom ?________ Toujours _______ Occasionnellement _______ Jamais ______ Avec tous vos partenaires ? _________ ou avec certains de vos partenaires ? __________ Avez-vous des difficultés lorsque vous utilisez le condom ? ___________________________
- Utilisez-vous une autre méthode pour prévenir les ITS et le VIH ? ______________ Et la grossesse ? ___________________
- Avez-vous déjà eu des relations sexuelles non protégées avec un partenaire lors d'un voyage à l'étranger ? ________________ Avec une partenaire qui revenait d'un voyage ou qui vit à l'étranger ? _________
- Vous arrive-t-il d'avoir des relations sexuelles non protégées avec des partenaires que vous connaissez peu ou pas ? __________
- Est-ce que vous avez déjà utilisé des drogues ? __________ Avez-vous déjà eu un ou des partenaires qui en faisaient usage ? ___________ Vous piquez-vous ou vous êtes-vous déjà piqué ? _____________ Partagez-vous du matériel d'injection ou d'inhalation ? ____________ Consommez-vous de l'alcool ? ___________
- Avez-vous déjà donné ou reçu de l'argent en échange de relations sexuelles ? _______________________
Faits et statistiques à propos des ITS
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Tableau I : Faits et statistiques à propos des ITS
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- La plus fréquente des MTS (à déclaration obligatoire), soit la chlamydiose génitale, affecte les personnes de 15 à 24 ans dans environ 70% des cas.
- Au Canada comme au Québec, les taux les plus élevés de chlamydioses génitales sont enregistrés chez les femmes âgées de 15-19 ans.
- Au Québec, depuis 1998, le taux d'incidence de la gonorrhée est à la hausse chez les hommes, et atteint principalement les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH).
- Les jeunes femmes sont plus susceptibles d'avoir des infections asymptomatiques tout en présentant le plus haut risque de complications.
- Selon les experts, le dépistage doit viser particulièrement les personnes de moins de 25 ans actives sexuellement, car elles sont considérées plus à risque.
- L'âge des premières relations sexuelles constitue un facteur déterminant de comportements à risque. De plus il semble que les connaissances qu'ont les jeunes au sujet des ITS, incluant l'infection par le VIH, ne se traduisent pas systématiquement par des pratiques sexuelles sécuritaires.
- Les relations orales comportent aussi une risque d'ITS. Pour plusieurs personnes, jeunes mais aussi adultes, les relations orales ne sont pas considérées comme des relations sexuelles.
- Les adolescents et les jeunes adultes pratiquent fréquemment la monogamie sériée (relations monogames mais de courte durée) ce qui constitue une pratique à risque d'une ITS.
- Une proportion importante des jeunes actifs sexuellement a des relations non protégées, l'utilisation constante du condom restant faible : elle varie entre 13 % à 48 % selon les études et diminue légèrement au fur et à mesure que les jeunes avancent en âge.
- Seule l'utilisation systématique et correcte du condom peut vraiment diminuer le risque d'acquisition d'une ITS et de l'infection au VIH en plus de contribuer aussi à diminuer le risque d'une grossesse non désirée.
- Trente à cinquante-quatre pour cent des adolescentes ont une infection persistante ou récurrente deux à cinq ans après une première infection à C. trachomatis .
- Les personnes ayant des ITS à répétition et qui ont plusieurs partenaires sexuels jouent un rôle déterminant dans la transmission de ces infections.
- Le fait d'avoir plus de cinq partenaires à vie augmenterait le risque d'infection à C. trachomatis .
- Le fait d'avoir plusieurs partenaires sexuels accroît le risque de développer un cancer du col.
- Dans plusieurs pays, la probabilité de contracter une ITS ou une infection par le VIH à la suite d'une relation hétérosexuelle anonyme peut être 10 à 100 fois plus élevée qu'au Canada.
- L'usage d'alcool ou de drogues peut être associé à une perte d'inhibition, et ainsi à des pratiques sexuelles plus à risque.
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En somme, l'anamnèse sur les antécédents sexuels permet :
- d'identifier quelles ITS pourraient être présentes et devraient être dépistées;
- d'aider la personne à percevoir les risques encourus;
- d'informer la personne des mesures préventives appropriées et le référer au besoin vers les ressources du milieu;
- de prévoir à l'avance qu'une intervention de notification aux partenaires sera nécessaire en cas de test positif.
Quels tests effectuer et auprès de quelles personnes?
Recommandations du Comité consultatif sur les ITS :
- de limiter le dépistage systématique de l'infection à CT auprès des personnes sexuellement actives de moins de 25 ans à celles qui sont vues dans les contextes cliniques particuliers où la prévalence attendue de CT est plus élevée (clinique ITS, de jeunes, etc...).
- promouvoir le dépistage auprès des personnes sexuellement actives, quel que soit leur âge, qui présentent des facteurs de risque, par exemple :
- plusieurs partenaires sexuels;
- contact avec un cas connu d'ITS;
- contact sexuel non protégé lors d'un voyage;
- HARSAH;
- clientèles vulnérables
NOYAUX DE TRANSMETTEURS ou "CORE GROUPS"
Les ITS pouvant faire l'objet de dépistage sont les suivantes :
- infection gonococciques;
- infection à C. trachomatis;
- syphilis;
- hépatite B;
- VIH.
Le dépistage des infections suivantes n’est généralement pas indiqué :
- herpès génital;
- trichomoniase;
- mycoplasmose génitale;
- infection à cytomégalovirus;
- cultures vaginales (ou urétrales chez l'homme) pour détecter Gardnerella vaginalis, Ureaplasma urealyticum et Mycoplasma hominis ou le streptocoque B hémolytique n'ont aucune place dans le dépistage des ITS.
MTS à rechercher selon les facteurs de risque décelés (à titre indicatif)
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Tableau II:
ITS à rechercher selon les facteurs de risque décelés (à titre indicatif)
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| PERSONNES À RISQUE |
MTS À RECHERCHER ou À ENVISAGER
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Infection
à C. trachomatis
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Infection gonococcique
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Syphilis
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VHB et/ou
VIH *
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Les personnes ayant eu des relations sexuelles non protégées avec un membre de l’un ou l’autre des groupes 5 à 11 devraient subir les mêmes examens que la personne du groupe concerné.
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| 1.Personne < 25 ans ayant eu un nouveau partenaire sexuel au cours des deux derniers mois; |
X
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| 2.Personne < 25 ans ayant eu plus de 2 partenaires sexuels dans la dernière année; |
X
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(X)
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(X)
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(X)
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| 3.Personne < 25 ans ayant contracté une ITS au cours de l'année précédente; |
X
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(X)
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(X)
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(X)
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4.Femme demandant une interruption de grossesse
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X
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(X)
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(X)
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(X)
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5.Personne ayant de multiples partenaires sexuels;
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X
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X
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X
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X
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6.Jeune de la rue;
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X
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X
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X
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X
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7.Utilisateur de drogues, injectables ou non;
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X
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X
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X
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X
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8. Homme ayant des relations sexuelles avec des hommes;
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X
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X
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X
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X
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9.Personne ayant eu une relation sexuelle avec une nouveau partenaire revenant d'un séjour dans un pays où les ITS ou le VIH sont endémiques;
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X
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X
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X
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X
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10.Personne ayant eu relation sexuelle avec un partenaire originaire d'un pays où les ITS ou le VIH sont endémiques;
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X
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X
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X
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X
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11.Travailleur(se) du sexe;
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X
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X
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X
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X
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12. Personne demandant un dépistage même en l'absence de facteur de risque avoué;
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X
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X
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X
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X
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13. Femme enceinte présentant un facteur de risque ou dont le partenaire présente un facteur de risaue;
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X
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X
|
X
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X
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14.Nouveau-né dont l'un des parents a une ITS ou est à risque.
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(X)
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(X)
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(X)
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(X)
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| X dépistage recommandé
(X) dépistage à envisager selon l'évaluation des risques à partir de l'anamnèse
*: counselling prétest et post-test requis
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Quand et à quels sites anatomiques effectuer les tests ?
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Tableau III : Sites de prélèvements pour dépister les ITS
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Maladie
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Sites
habituels
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Autres sites possibles
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Délai entre l'exposition et la capacité d'un test à détecter l'infection
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Infection à
C. Trachomatis |
Femme |
Homme |
Conjonctive, urètre ou urine (femme)
vagin (femme hystérectomisée) |
Non documenté |
| Endocol |
Urètre, urine |
| Infection Gonococcique |
Femme |
Homme |
Pharynx, anus
Urètre (femme)
Vagin (femme hystérectomisée) |
Non documenté |
| Endocol |
Urètre |
| Syphilis |
Femme |
Homme |
Chez les cas symptomatiques, un prélèvement peut être fait au niveau de lésions cutanées ou du liquide céphalo-rachidien (LCR) |
Les tests non tréponémiques (VDRL, RPR, ART, RST, EIA et TRUST) se positivent six semaines après l'exposition |
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sang
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| Hépatite B |
Femme |
Homme |
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Suite à l'exposition d'une muqueuse au VHB, les marqueurs suivants seront détectables dans le sang dans l'ordre suivant:
HBs Ag: peut être détectable après 6 jours mais en moyenne après 1 à 2 mois et peut être détecté jusqu'à une période de 5 mois
Hbe Ag: suit de près Hbs Ag et persiste 3 à 6 semaines
IgM anti-HBc : 1 à 4 semaines après l'apparition de Hbs Ag
Anti-HBe: suit la disparition de HBe-Ag
Anti-HBs: suit de quelques semaines la disparition de HBs Ag |
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sang
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VIH
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Femme |
Homme |
Urine et salive
(ces modalités sont utilisées par les compagnies d'assurance surtout) |
Les anticorps peuvent mettre de 2 à 12 semaines à se développer.
95% des tests se sont avérés positifs à 3 mois |
En résumé
Il s'agit de saisir toutes les occasions de dépister les personnes ayant un risque de contracter une ITS lorsqu'elles sont disposées à passer des tests
À quelle fréquence doit-on effectuer le dépistage des ITS ?
- selon le jugement clinique;
- certains experts recommandent un dépistage aux 6 mois;
- chaque fois que les personnes suivantes font appel à des services médicaux :
- Personne atteinte d'ITS à répétition;
- Personne ayant des partenaires multiples;
- Personne faisant partie de "noyaux de transmetteurs" ou core groups.
Pourquoi faut-il adapter les activités de dépistage de ITS aux besoins des clientèles vulnérables et à risque très élevé?
- les jeunes de la rue;
- les utilisateurs de drogues injectables et d'autres substances;
- les travailleurs de l'industrie du sexe;
- les jeunes ayant de multiples problèmes (santé mentale, alcool, drogues);
- les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes.
Pourquoi faut-il utiliser les méthodes TAAN dans la détection de C.trachomatis?
- de la hausse de l'incidence de la chlamydiose depuis 1998;
- du caractère généralement asymptomatique de la chlamydiose;
- des populations vulnérables ciblées pour réduire le bassin de personnes infectées par CT;
- de l'efficacité démontrée des TAAN pour la détection de CT à partir de spécimens non invasifs telle l'urine;
- de la disponibilité de la détection de CT par TAAN dans toutes les régions du Québec.
Le comité consultatif sur les ITS :
- estime que les TAAN représentent la norme de pratique pour la détection de la chlamydiose;
- demande aux laboratoires hospitaliers d'élargir l'accès aux TAAN sur prélèvement urinaire pour la détection de CT chez les hommes;
- recommande que la détection de CT par TAAN sur l'urine ou à partir d'un spécimen non invasif soit privilégiée;
- recommande également que le travail supplé-mentaire requis dans les laboratoires hospitaliers pour traiter les spécimens urinaires soit reconnu.
Pourquoi le suivi des patients et l'inclusion du dépistage dans un ensemble d'interventions préventives est-il important ?
- Lorsque qu'une ITS est diagnostiquée :
- Traitement;
- Counselling pour prévenir de nouvelles infections;
- Notification aux partenaires.
- Lorsque les résultats des tests de dépistage s'avèrent négatifs :
- exclure la possibilité d'un résultat faussement négatif;
- renforcer certains messages de prévention;
- convenir des intervalles de dépistage en fonction des comportements.
En conclusion
- Les ITS bactériennes sont un problème toujours d'actualité et elles sont même en hausse.
- Le dépistage doit s'inscrire dans un éventail d'interventions préventives : identification des facteurs de risque, counselling pour prévenir de nouvelles infections, traitement, notification aux partenaires.
- La première étape de tout dépistage efficace : l'anamnèse des antécédents sexuels et des habitudes de vie.