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Parution : novembre-décembre 2009
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Ce mystérieux monde du placement... |
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Par L. Conrad Pelletier, M.D., MBA |
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Une bonne répartition diminue le risque des placements. Il est faux de croire qu’un portefeuille de placement constitué exclusivement d’obligations est sans risques. Ce portefeuille est soumis aux aléas des taux d’intérêt et sa valeur variera en fonction inverse de ces taux. Seul un portefeuille ne comprenant que des bons du Trésor de 3 mois est considéré comme un placement sans aucun risque, mais son rendement ne sera actuellement que de 0,25 % à 0,5 %. C’est le taux de base auquel s’ajoute ensuite la prime de risque pour tout autre placement, ce qui fait que le rendement augmente avec le risque. Il n’y a pas de rendement élevé sans risques !
C’est ce qu’on appelle un portefeuille équilibré, dont la proportion d’actions peut varier de 40 % à 60 %, selon les cas et la conjoncture, le reste (40 % à 60 %) étant constitué de placements à revenu fixe et de liquidités. Pourquoi un tel portefeuille comporte-t-il un risque moindre ? Parce qu’il contient des catégories de placement dont les variations ne sont pas directement corrélées entre elles. Ainsi, généralement lorsque les taux d’intérêt montent, rendant les obligations plus attrayantes, les marchés boursiers diminuent. Un portefeuille bien équilibré présentera donc moins de volatilité (variabilité de sa valeur) qu’un autre constitué d’actions seulement, tout en ayant un rendement supérieur à un portefeuille d’obligations seules.
La diversification Le deuxième principe de répartition des actifs est la nécessité de réaliser une bonne diversification de ses placements, toujours dans le but d’en diminuer le risque. Il ne s’agit pas de s’éparpiller, parce qu’alors il sera difficile d’assurer un bon suivi de ses placements, mais bien de les répartir entre les différentes classes d’actifs, entre les différents secteurs d’activités économiques pour ce qui est des actions (finance, énergie, matériaux, etc.) et entre les marchés financiers géographiques (Canada, États-Unis, Europe, Asie, pays émergents). Il ne faut pas oublier que le marché financier canadien ne représente qu’un maigre 2 % de la valeur totale des marchés mondiaux. De plus, le marché canadien est très concentré sur trois secteurs d’activités économiques, soit le secteur financier (33 % de la valeur du TSX), l’énergie (28 %) et les matériaux qui incluent les autres ressources naturelles (13 %). En limitant ses placements au seul marché canadien, on se prive donc de l’énorme potentiel de croissance de 98 % de l’économie mondiale et on concentre ses actifs dans les seuls secteurs financiers et des ressources naturelles.
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