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Parution: mai-juin 2007
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Ce mystérieux monde du placement... |
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Par L. Conrad Pelletier |
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Les obligations. Ce sont des titres de dette à revenu fixe généralement négociables sur le marché. Les certificats de placement garanti (CPG) appartiennent à cette catégorie de placements à revenu fixe, mais ne sont pas négociables : ils sont émis en général par les institutions financières et doivent être conservés jusqu'à maturité. Leur retrait entraîne une lourde pénalité. Avec le taux d'intérêt actuel d'environ 3,5 % pour un placement de 5 ans, ce type de placement présente peu d'attrait puisqu'en bout de ligne les CPG ont un rendement réel (taux d'intérêt moins le taux d'inflation) négatif après impôts. Au bout de 5 ans, votre placement ne vaudra plus que 98,75 % de sa valeur initiale en valeur d'aujourd'hui. Revenons donc aux obligations négociables. Leur taux d'intérêt nominal (celui de l'émission inscrit sur le coupon) est dicté par le taux en cours lors de l'émission, la durée de l'obligation et l'émetteur. Le taux d'intérêt comporte deux éléments fondamentaux : d'une part, le taux de base sans risque, qui est celui des bons du Trésor fédéral de 3 mois (c'est le taux de location du capital), et d'autre part, le taux d'intérêt pour le risque d'inflation et pour le risque de l'émetteur. Généralement, plus le terme est long, plus le taux d'intérêt est élevé, parce que le risque que l'inflation survienne éventuellement est plus grand et que le prêteur veut protéger la valeur de son placement à terme. Pour ce qui est du risque de l'emprunteur, ce sont les obligations du gouvernement fédéral qui comportent le risque le plus faible, suivies de celles des provinces, puis des administrations municipales et des organisations paragouvernementales telles que les hôpitaux et les institutions d'enseignement. |
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Les obligations de sociétés ou d'entreprises (dites aussi débentures) comportent un risque plus grand et doivent donc offrir un taux d'intérêt plus élevé. Ce risque est évalué régulièrement par des organismes d'évaluation (Dominion Bond Rating Service, Standard & Poor's, Moody's) et se reflète dans le taux d'intérêt nominal. L'évaluation la plus élevée obtient la cote AAA. Une évaluation minimale de BBB est requise pour s'assurer de la qualité de l'obligation. Toute cote inférieure à ce niveau est un signe de risque trop élevé pour être un bon placement : on appelle ces placements des « obligations de pacotille » (junk bonds) et elles sont à déconseiller.
Le rendement total d'une obligation inclut son taux nominal d'intérêt et l'augmentation ou la diminution de sa valeur en cours de vie. Si l'obligation est achetée à l'émission et conservée jusqu'à terme, son rendement est équivalent à son taux nominal et vous obtenez 100 % du capital investi à terme. Mais vous pouvez aussi vouloir la négocier avant terme sur le marché des obligations. Sa valeur dépendra alors de l'évolution du taux d'intérêt: elle varie inversement à celui-ci. Si vous en faites l'acquisition sur le marché secondaire des obligations, son rendement sera l'intérêt versé selon le taux nominal divisé par le prix payé à l'achat de l'obligation. Le rendement total que vous retirerez de votre obligation comprendra donc les intérêts qui vous sont versés semestriellement plus le gain (ou moins la perte) en capital réalisé lors de sa disposition. ]
L'auteur déclare qu'il n'a aucun conflit d'intérêts et qu'il ne participe à aucune commercialisation de produits financiers.
* Envoyez vos courriels adressés au Dr Pelletier à : diane@amlfc.ca
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