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Parution: mars-avril 2007
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De par le monde |
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Par Claudine Auger |
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Le comité des relations nationales et internationales de l'AMLFC n'existe plus. Ses activités ont été refondues dans la vague de restructuration de l'AMLFC. Bilan des réalisations des vingt-cinq dernières années et regard sur l'horizon. Le goût de la rencontre Ils étaient deux jeunes médecins qui avaient démarré leur clinique à Saint-Eustache quelques années auparavant. Dynamiques, travaillant de longues heures, ils avaient mille idées en tête. C'était en 1982. C'est à ce moment-là que Jean-Jacques Légaré et Jacques Bissonnette eurent l'idée d'un projet de fin de semaine de ski entre médecins, à Jay Peak, au Vermont. La réponse fut telle qu'on dût louer plusieurs autobus. Un succès qui exigeait qu'on renouvelle l'expérience l'année suivante. Le message était clair : les médecins avaient le goût de se rencontrer entre eux et avec leurs familles, dans un contexte différent et détendu, où ils pourraient échanger et partager les aléas de leur pratique professionnelle. |
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À la recherche d'une tutelle qui donnerait envergure et crédibilité à leur projet, les Drs Légaré et Bissonnette se tournent alors vers l'Association des médecins de langue française du Canada. Le directeur général de l'époque, le Dr Raymond Robillard, les écoute avec intérêt : les deux jeunes médecins proposent des rencontresconférences entre les médecins francophones à travers le monde. Les destinations seraient choisies selon la réceptivité et les besoins du pays d'accueil. Celui-ci déciderait du thème du colloque. À l'équipe canadienne reviendrait la tâche de trouver des conférenciers de choix qui sauraient intéresser les participants.
Avec le soutien du directeur d e l'AMLFC, les Drs Légaré et Bissonnette contactent les dirigeants de Voyages Malavoy. L'agence deviendra leur partenaire attitré, voyant à la logistique complète de transport et d'hébergement, partout où les mèneront leurs périples.
Le goût de l'aventure
En 1983, les Drs Légaré et Bissonnette sont donc allés sonder le sol martiniquais. Ils avaient un contact, le Dr Raymond Hélénon, avec qui ils ont développé, au fil du temps, une remarquable amitié. À une époque où le télécopieur et Internet faisaient encore figure de science-fiction, ils ont développé ensemble une structure de congrès, avec un thème convenant au milieu médical de la Martinique et un programme de trois jours de conférences ainsi que la visite des installations locales. Près de deux cents médecins ont participé à ce premier voyage. Selon le Dr Bissonnette, «une Association qui sort ainsi des balises, qui démontre une telle volonté d'ouverture, ça favorise le membership.»
L'année suivante, le jeune comité des relations nationales et internationales vise la Polynésie française comme prochaine destination. L'équipe part, sans aucun contact, défricher le terrain. Av e c culot, ils cognent aux portes des hôpitaux. Grâce à la rencontre d'un confrère français, le Dr Arriguy, ils escaladent la hiérarchie et obtiennent une entrevue avec le ministre de la Santé. L'aventure polynésienne est enclenchée. L'AMLFC y retournera trois autres fois.
Viendront par la suite des congrès-voyages en Suisse, en Tunisie, en Grèce, en Corse, au Vietnam. Chaque destination portant sa part d'échanges et d'anecdotes. Quelques-unes plus corsées que d'autres, certaines cultures exigeant que l'on s'apprivoise lentement.
En Chine, par exemple, comme se le rappelle le Dr Légaré, il a fallu faire connaissance pendant de longues heures, abordant des sujets aussi intimes que les croyances et les valeurs, avant même d'effleurer l'idée de conférences en sol chinois. L'effort en valait la peine, considérant que l'Université de Shanghai dissimule un véritable oasis de médecins francophones, avec une cohorte annuelle de plus de cent étudiants s'exprimant dans un français impeccable, grâce à l'influence jésuite.
La Russie a également présenté des défis de taille. Mais la médecine, ont découvert les Drs Légaré et Bissonnette, est une confrérie solide, malgré la barrière de la langue ou de la distance. Les deux organisateurs frissonnent en se rappelant l'expérience mémorable en terre soviétique. Surtout au souvenir de ce médecin russe, partenaire inoubliable, qui prononça un discours lors de la cérémonie de clôture: il était ému aux larmes.
Le désir de continuer
Au départ, tous les projets étaient supervisés par leurs initiateurs, les Drs Légaré et Bissonnette, qui s'occupaient presque entièrement de leur mise en oeuvre. Au fil des ans, cependant, d'autres membres se sont greffés au duo et ont contribué à l'organisation des différents voyages. Cellule plutôt indépendante de l'organigramme de l'AMLFC, le comité des relations nationales et internationales a accueilli, ces dernières années, deux nouveaux médecins, le Dr Diane Lambert, qui a été vice-présidente du comité, et le Dr Binh Minh Do, jeune recrue d'origine vietnamienne.
Dynamiques et enthousiastes, elles ont pris la relève, intégrant le désir d'ouverture sur la francophonie à la nouvelle structure de l'Association en liant les objectifs d'échanges internationaux à ceux de l'apprentissage continu. Depuis lors, c'est le comité de la formation professionnelle continue, présidé par le Dr Marie-Françoise Mégie, qui chapeaute ce volet d'activités de l'Association. Une transition favorable, juge le Dr Jean-Marie Martel, président de l'AMLFC, aux orientations dégagées par la planification stratégique mise en place par le président sortant, le Dr Jacques Étienne Des Marchais. À n'en pas douter, une équipe pour qui le plaisir de créer des liens rejoint bien la philosophie du président, «donner, recevoir, partager». ]
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