MOT DU LAURÉAT
Parution: janvier-février 2007

Médaille du mérite de l’AMLFC et bourse Banque Nationale de l’excellence, le Dr Pierre Audet-Lapointe


Monsieur le ministre de la Santé et des Services sociaux,
Monsieur le président de l’Association des médecins de langue française du Canada,
Monsieur le vice-président – Gestion personnalisée à la Banque Nationale,
Monsieur le directeur général,
Chers collègues et amis,
Mesdames et messieurs.

J’aimerais en tout premier lieu remercier les membres du comité de sélection de l’Association des médecins de langue francaise du Canada de m’avoir choisi comme lauréat de la Médaille du mérite 2006 ainsi que M. Benoit Marcotte pour l’octroi de la bourse Banque Nationale de l’excellence. Je tiens aussi à remercier M. André de Sève, directeur général de l’Association, et tous ses collaborateurs pour l’organisation de cette soirée prestigieuse.

En me remettant sa Médaille du mérite 2006, l’AMLFC a voulu souligner mes efforts accomplis dans le cadre de la lutte contre le cancer au Québec.

C’est en 1979 que la Fondation québécoise du cancer a vu le jour grâce à l’appui de collègues, les Drs Pierre Band, oncologue, Maurice Falardeau, chirurgien-oncologue, Michel Gélinas, radio-oncologue et Yvan Méthot, également radio-oncologue.


Le Dr Pierre Audet-Lapointe

Quelle aventure que la mise sur pied de cette Fondation! Affirmer que cela a été facile serait mentir effrontément.

Au début, la Fondation québécoise du cancer était logée dans une seule pièce, elle était administrée bénévolement par les cinq médecins fondateurs et une seule secrétaire y travaillait une demijournée par semaine. Aujourd’hui, en octobre 2006, la Fondation québécoise du cancer compte 60 employés permanents, a un budget annuel de 5 millions de dollars provenant en grande partie des souscriptions annuelles de plus de 80 000 personnes, et ses actifs totalisent près de 9 millions de dollars.

Elle gère des centres régionaux et des hôtelleries à Montréal, Sherbrooke, Gatineau et Trois-Rivières pour les patients recevant des traitements. Un total de 126 lits. La Fondation possède un important centre de documentation (à Québec) comprenant plus de 5 000 livres disponibles gratuitement partout au Québec (envoi par la poste), une ligne téléphonique sans frais – la Fondation reçoit quelque 2 000 appels par année, a mis sur pied un système d’entraide entre patients atteints d’un même type de cancer, et a son propre site Internet, que visitent environ 730 000 personnes chaque année.

Bien entendu, cette évolution extraordinaire n’aurait pas été possible sans une équipe dévouée composée des bénévoles, des employés permanents et des membres du conseil d’administration.

La Fondation québécoise du cancer a été à l’origine de la Coalition priorité cancer au Québec, au sein de laquelle elle est toujours très active. Cette Coalition est un organisme dédié uniquement à l’organisation de la lutte contre le cancer, souhaitant obtenir des résultats comparables à ceux atteints en Colombie-Britannique et en Alberta.

La remise de cette Médaille du mérite nous donne l’occasion de nous rappeler le rôle important joué par des centaines de médecins du Québec, tant sur la scène locale que sur la scène internationale, que ce soit en politique, en sciences naturelles, en littérature ou en recherche. Plusieurs ont été de grands bâtisseurs. Des milliers d’autres ont oeuvré dans l’ombre, mais avec autant de mérite.

J’ai toujours été étonné de la facilité avec laquelle on oublie l’apport de nos prédécesseurs et il me peine de constater qu’aucun centre de documentation sur l’histoire de la médecine n’existe au Québec. Je trouve cette situation profondément regrettable, d’autant que la devise du Québec est: « Je me souviens. »

Je m’adresse au Dr Des Marchais: dans votre Mot du président paru en mai 2006 dans L’actualité médicale, vous avez écrit, et je vous cite: « Une nouvelle génération de membres s’est donné la mission de favoriser le renouvellement de notre Association, terreau propice à l’éclosion de projets innovateurs.» La mise sur pied d’un centre de documentation sur l’histoire de la médecine au Québec ne représente-t-elle pas un projet innovateur aux yeux des dirigeants de l’AMLFC ?

En terminant, je voudrais souligner l’apport important de mon épouse, Lyette Chartrand, et de mes quatre filles tout au long de ma carrière. Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une bonne soirée.] 

Pierre Audet-Lapointe, MD


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