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Parution: novembre-décembre 2005
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1990-2005 |
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| Par Jacques Étienne Des Marchais, md, Président de l'AMLFC | |
La direction du PAMQ, depuis sa fondation en 1990 jusqu'en juin 2003, a été assurée par le Dr André Lapierre. C'est le Dr Anne Magnan qui a ensuite pris la relève et qui est en poste aujourd'hui.
Le PAMQ a pour mission
1. de venir en aide aux médecins, aux résidents et résidentes, aux étudiants et étudiantes en médecine et aux membres de leur famille immédiate qui ont des problèmes de:
2. d'établir des programmes qui visent à:
3. de favoriser la recherche dans ces domaines.
Politique de confidentialité
Confidentialité et discrétion sont les deux piliers essentiels à la survie du PAMQ de même qu'au maintien de son intégrité. La constitution d'un dossier personnel, la transmission d'informations à un tiers et la conservation des données aux fins d'études et de recherche doivent tenir compte de ces deux engagements. Aucune information n'est transmise à une tierce personne, à moins d'une autorisation spécifique du médecin, du résident ou de la résidente, ou encore de l'étudiant ou de l'étudiante concernés.
Constatations sur l'évolution du PAMQ
Initialement, les médecins ont été méfiants et résistants face au PAMQ. Ainsi, on constate qu'en 1991, moins de 50 demandes d'aide ont été adressées. Il a fallu plus de cinq ans avant que ce chiffre ne double. Depuis lors, la croissance continue d'être exponentielle. On peut conclure que plus nombreux sont les confrères et consoeurs qui reconnaissent que le PAMQ peut leur fournir l'aide dont ils ont besoin.
Une deuxième constatation s'impose. Le Programme d'aide aux médecins du Québec se fait davantage connaître aujourd'hui lors d'ateliers, de conférences, de cours donnés aux externes et dans les facultés de médecine. Ces activités où le PAMQ fait la promotion de la santé et de la prévention auprès de la population médicale ont conduit à un changement de perception, en particulier en ce qui a trait aux éléments de la santé mentale qui menacent notre vie professionnelle et celle de nos confrères et consoeurs e n formation. Cela a favorisé l e développement d'un esprit « préventif ».
Troisième constatation : la nécessité impérieuse du travail de prévention. Le PAMQ a opté pour réagir rapidement, presque en amont des problèmes. L'identification des facteurs de risque, la connaissance des signes qui indiquent qu'un collègue est en difficulté, l'amélioration de l'accès aux congés de maladie et le retour précoce au travail s'inscrivent dans une démarche logique visant à prévenir la survenue de difficultés majeures. Comme le disait le président fondateur du PAMQ, le Dr Claude Thibeault : « Tous les jours, dans notre pratique, nous répétons à nos patients de prendre davantage soin d'eux. Je crois qu'il est temps, plus que jamais, que nous nous engagions à prendre davantage soin de nous. » Cette action ne doit pas avoir cours seulement à l'échelle individuelle; elle doit être collective.
Quatrième constatation : l'importance de maintenir la confidentialité à tout prix. C'est à juste titre que le PAMQ a déménagé et établi son siège social ailleurs que dans les locaux du Collège des médecins du Québec. Le Programme a toujours été indépendant, malgré ce qu'en pensent encore erronément nombre de confrères et consoeurs. Au cours de l'année 2003-2004, le PAMQ a insisté vigoureusement sur son indépendance d'action et sur son entière confidentialité. Le président du Conseil d'administration alors en poste, le Dr Claude Thibeault, a contribué à la reconnaissance par la communauté médicale de ces deux qualités essentielles du PAMQ, qualités qui sont le fondement même du Programme.
Problématique du financement
« Une profession qui a à coeur de soutenir ses membres en difficulté est une profession saine.» (Dr Claude Thibeault)
La mise sur pied du financement du PAMQ par les responsables des organismes fondateurs au début des années 1990 nous a permis de prendre conscience du fait que nous avons tous la responsabilité, collectivement, de nous donner les ressources nécessaires pour venir en aide à nos collègues en difficulté.
Malheureusement, plusieurs tardent encore à reconnaître la pertinence et la nécessité de la « taxe à la santé des médecins». Certains voudraient que les frais d'intervention soient assumés directement par le médecin en difficulté ou qu'il y ait une assurance invalidité à cet effet. D'autres prétendent qu'en assumant les frais d'opération, nous court-circuitons les compagnies d'assurances et leur évitons de payer des frais qu'elles devraient assumer. Devons-nous continuer à faire cavalier seul au chapitre du financement?
Récemment, l'AMLFC a constaté que la problématique du financement du PAMQ relevait surtout de deux partenaires qui bénéficient de la formule RAND, à savoir la FMOQ et la FMSQ. Sans vouloir abandonner le PAMQ, l'Association a réalisé que ses membres cotiseraient doublement pour le Programme, en quelque sorte, si l'Association continuait à contribuer de manière substantielle au PAMQ. Comme il est très important pour l'AMLFC de continuer à participer au développement du Programme, dont elle est l'un des artisans, nous avons opté pour une contribution symbolique.
Le financement du PAMQ nous interpelle tous. Il faudra trouver des solutions durables en ce sens. Il est de notre responsabilité collective de venir en aide à nos collègues qui en ont besoin. Pour l'instant, il ne saurait être question d'opter pour une solution de type « pratique privée », où chaque médecin en difficulté devrait payer les services reçus du PAMQ.
Compte tenu de la hausse des sommes nécessaires au fonctionnement du Programme, il a été décidé, lors de la réunion du Conseil d'administration tenue en juin dernier, de demander une contribution accrue aux deux partenaires majeurs du PAMQ que sont la FMSQ et la FMOQ.
L'AMLFC entend continuer à être un partenaire majeur du PAMQ et à siéger au Conseil d'administration de cet organisme. La création du Programme répondait à la mission de l'Association : favoriser l'expression d'une médecine francophone de qualité dans ses aspects socioéconomiques et culturels.]
Saviez-vous que ?...
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