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Parution: août 2005
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ASSEMBLÉE DU CONSEIL GÉNÉRAL DE L'AMLFC TENUE LE 30 AVRIL 2005 |
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Par Jacques Étienne Des Marchais, MD |
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En octobre 2004, les élections au conseil général ont attiré des recrues riches d’expérience. C’est pourquoi nous avions choisi deux nouveaux conseillers généraux, les Drs Louis Conrad Pelletier et Arthur Amyot, pour respectivement nous entretenir de la gestion du changement et nous faire part, du point de vue psychique, des processus de changement chez la personne.

Le Dr Pelletier nous a expliqué, selon une approche synthétique, pourquoi changer, comment réaliser le changement, quelles sont les résistances au changement. Il nous a aussi décrit la dynamique du changement à partir d’un modèle de complexité organisationnelle où les éléments de culture, de structure, de contexte et de processus ont un impact majeur.
Comment réussir le changement?
Le Dr Pelletier a illustré de multiples exemples les concepts qu’il a présentés, en s’inspirant principalement du milieu des affaires. « Il est évident que le changement se décide au sommet, mais se réalise à la base », nous a-t-il dit.
Le leadership est capital dans le changement. « Réussir le changement, c’est savoir s’adapter. »
Les processus de changement chez la personne
(Dr Arthur Amyot)
Utilisant une approche freudienne, le Dr Amyot nous a tracé des étapes de changement chez l’individu en cherchant à l’appliquer selon les deux principes qui régissent le fonctionnement mental, soit le principe de plaisir et le principe de réalité.
Le Dr Amyot nous a rappelé que le principe de plaisir correspond à une réduction des tensions au niveau le plus bas. Si l’individu privilégie le principe de plaisir au détriment du principe de réalité, il ne favorisera pas un changement maturant. Au contraire, plus le découplage de ces deux principes chez le même individu sera grand, plus il s’installera dans une position régressive de non-changement, de répétition compulsive, de stagnation et d’immobilisme. En terme psychanalytique, c’est le triomphe de la pulsion de mort. Le Dr Amyot a illustré son propos en faisant référence à deux films, soit La grande bouffe et Modern Time.
Si l’être humain est orienté fondamentalement vers la recherche du plaisir, le principe de réalité permettra l’atteinte de celui-ci non pas par les voies les plus courtes, mais en empruntant des détours et en imposant des délais qui tiennent compte des conditions de la réalité extérieure. Le principe de réalité ne s’oppose pas à la réalisation du plaisir, il l’ajourne. Le principe de réalité s’impose comme un principe régulateur. Dans ce contexte, le maintien du couplage des deux principes - principe de plaisir et principe de réalité - devient un facilitateur permettant à l’individu la réalisation de changements.
En terminant, le Dr Amyot nous a soumis cette réflexion :
Un fait essentiel est souvent négligé, à savoir que la permanence et le changement doivent être envisagés ensemble, en dépit de leur nature apparemment paradoxale.
Conclusion
Les conseillers généraux ont été pleinement satisfaits de ces deux entretiens suivis d’une discussion générale, ce qui a permis de mieux comprendre la finesse et la complexité des concepts exposés. Plusieurs ont tellement été enrichis par cet apprentissage, qu’ils ont demandé que ce dernier soit reconnu comme activité de formation continue.
Affirmer que ces échanges furent un succès serait un euphémisme. ]
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