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Parution: mars 2005
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| L’Association des médecins de langue française du Canada et d’importants colloques internationaux au Québec | |
| Par Jean Léveillé, MD Président du conseil général de l’AMLFC |
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En 1978, en 1990, puis en 2004, le colloque de la Société française de médecine nucléaire et de biologie qui se déroule chaque année dans une ville différente a eu lieu au Québec. Ce colloque réunit des participants venant de toute la francophonie, la plus importante délégation étant européenne. En 2004, le colloque était présidé par un des membres de l’AMLFC, le Dr Daniel Picard. Tant par la richesse des présentations que par l’impressionnante assistance, les réunions scientifiques se sont avérées un grand succès. Durant leur séjour à Québec, les délégués ont été invités par le président de l’Assemblée nationale, M. Michel Bissonnet, à un petit déjeuner protocolaire au restaurant de cette Assemblée, le Parlementaire. Cette réunion, parrainée par l’Association des médecins spécialistes en médecine nucléaire du Québec, était présidée par le Dr François Lamoureux (lui-même président de l’Association), qui avait invité M. Pierre Marsan, député du comté de Robert-Baldwin, à adresser la parole aux participants. |
![]() PARTICIPANTS PRÉSENTS AU PARLEMENTAIRE Devant : Mme Denise Jodoin-Léveillé; le Dr François Lamoureux, président de l’Association des médecins spécialistes en médecine nucléaire du Québec (AMSMNQ); M. Michel Bissonnet, président de l’Assemblée nationale; le Pr Gilles Karcher, président de la Société française de biophysique et de médecine nucléaire Derrière : le Dr Jean Léveillé, président sortant de l’AMSMNQ et président du conseil général de l’AMLFC; le Dr Daniel Picard, secrétairetrésorier de l’AMSMNQ et président du 42e Colloque international de médecine nucléaire de langue française; M. Dean Louder, Mme Catherine Karcher; le Pr Philippe Franken, professeur à Bruxelles en Belgique |
L’AMLFC s’est fait un devoir, tant en 1990 qu’en 2004, de s’associer à l’événement, dont les débats se déroulent entièrement en langue française. En 2004, l’Association a invité un conférencier de grand renom, M. Dean R. Louder, professeur à la retraite du département de géographie de l’Université Laval, pour entretenir l’auditoire de l’évolution de la francophonie nord-américaine. Américain d’origine, M. Louder est diplômé entre autres des universités de Washington et de Brigham Young.
À titre de chercheur, de professeur et de conférencier, il a consacré une grande partie de sa vie universitaire à étudier le phénomène de l’évolution du fait français en Amérique. Sa captivante conférence s’intitulait : « Embrassons la Franco-Amérique et devenons artisans de sa vitalité ». À la fin des années 1970, M. Louder redécouvrait ce qu’il appelle l’Archipel francophone d’Amérique. Depuis, il n’a jamais cessé de le parcourir, de l’explorer et d’en faire la promotion.
De sa conférence, on peut retenir les principaux aspects suivants. Le contact d’une francophonie nordaméricaine aussi dynamique a fait naître chez lui une grande vitalité intellectuelle et affective. Il dessine à grands traits l’incroyable évolution au cours des 25 dernières années de ces îles et îlots relativement isolés et souvent incompris les uns des autres. Il nous invite à considérer cette communauté linguistique présente et active aux quatre coins du continent comme une « Franco-Amérique », dans le contexte d’une intégration continentale ayant une vision culturelle qui assurera une juste place à cette culture et cette langue si riche.
Il a rappelé cette invitation du Conseil de la vie française en Amérique à devenir, chacun à sa façon, des « artisans de la vitalité francophone d’Amérique ». Cette conférence a non seulement bien renseigné les congressistes sur une mosaïque francophone parfois peu connue, mais les a fortement émus si l’on se fie aux questions posées à M. Louder.
Voilà, en quelques lignes, le résumé d’un événement important rehaussé par la présentation d’un américain d’origine passionné d’une culture, la nôtre, que plusieurs d’entre nous connaissent mal. Peut-être serait-il opportun qu’une association comme l’AMLFC profite de sa présence au Québec pour approfondir un sujet qui nous interpelle tous? ]
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