Mot du président
De l'investigation au diagnostic
Parution: septembre 2003

Par la richesse de son programme et sa nouvelle méthode participative, le 75e congrès de l'AMLFC, qui se tiendra à Laval les 16 et 17 octobre prochains, sera une rencontre scientifique qui devrait répondre aux nouveaux défis qui se posent aux médecins.

Ces dernières années, plusieurs méthodes d'investigation diagnostique ont été mises au point pour étudier l'étendue d'un déséquilibre corporel. Leur but est de donner les moyens de mesurer le dommage d'une manière objective et de permettre d'établir un plan d'intervention approprié. Ces nouveaux moyens diagnostiques et thérapeutiques ont amélioré l'efficacité des intervenants médicaux. Dans certains milieux, il est devenu de pratique courante de traiter suivant une démarche diagnostique établie en fonction des dernières recommandations internationales et selon l'évolution des connaissances et de la technologie.

Récemment, différentes études ont montré comment, à travers le développement de la technologie, les intervenants du système de santé bénéficient de données et d'information leur permettant de maîtriser les codes diagnostiques et la codification des traitements concernant leur patient.

Les principales activités pour le médecin-investigateur sont les examens radiologiques, les tests de laboratoire, les épisodes de soins incluant les chirurgies antérieures et la prise de médicaments. Le choix des méthodes et des critères employés nous permet d'évaluer les paramètres cliniques et technologiques : la sensibilité et la spécificité de l'examen sont mesurées ainsi que la validation de l'aspect clinique (qualité des diagnostics rendus. L'acceptation et la satisfaction de la clientèle pour de telles modalités peuvent également être vérifiées. Lorsqu'on veut juger de l'efficacité d'une activité liée à une certaine unité (labo, pharmacie, radiologie, etc.), il est indispensable d'utiliser des échelles bien standardisées et validées.

La technologie permet entre autres:

Paradoxalement, les valeurs trouvées varient suivant la méthode utilisée. Ces valeurs ne répondent pas toujours aux mêmes critères de définition du déséquilibre initial. De plus, d'un point de vue physiopathologique, on peut se demander si elles répondent au même niveau d'intégration.

Ces lacunes dans l'approche du déséquilibre corporel par une démarche diagnostique tiennent en partie à la difficulté d'adapter cette démarche aux ressources technologiques accessibles dans certains milieux tout en tenant compte du coût lié à ces examens. Les médecins qui n'ont pas accès à ces nouveautés dans leur milieu de pratique courante ont souvent affaire à des éléments - soit de l'appareillage, soit des techniques - dont ils n'ont parfois jamais entendu parler.

Rappelons que le remplacement de la démarche actuelle par l'utilisation des plus récentes nouveautés en matière d'investigation diagnostique, de possibilités thérapeutiques et de prise en charge des patients permet des économies en termes d'examens évités, d'argent et d'utilisation de nos ressources médicales.

La recherche est généralement positive; la nouvelle technologie peut contribuer à long terme à diminuer l'incidence de cas.

L'impact d'un programme d'utilisation de la nouvelle technologie en matière d'investigation diagnostique est mis à l'étude et différentes modalités d'implantation sont évaluées. L'étude du coût des ressources médicales et financières qu'elle permet de réaliser ainsi que de celui des années de «santé» qu'elle contribue à préserver est amorcée.]

Wilhelm B. Pellemans, MD
président de l'AMLFC