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Parution: juillet 2002
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Le premier Congrès de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord tiendra ses séances à Québec, les 25, 26 et 27 juin prochain.
C'est pour la première fois, depuis sa fondation, que notre Société s'affirmera officiellement, et nous espérons que pour la réussite de cette fête, qui doit assurer son développement et son avenir, votre concours éclairé ne nous fera pas défaut.
Vous connaissez déjà le projet de ce congrès, les motifs qui nous l'ont fait concevoir, le soin que nous apportons à le réaliser. Nous ne voulons donc que vous marquer aujourd'hui la date de nos réunions, et vous inviter à y prendre part. Les nombreuses et enthousiastes adhésions au projet d'Association, reçues de toutes parts, nous permettent de croire que vous nous ferez l'honneur de vous rendre à notre appel.

Vous voudrez bien vous rappeler que dans ce congrès seront étudiées et discutées des questions qui intéressent au plus haut point la profession médicale. L'importance de ces questions n'échappe pas à votre attention, et vous tiendrez à nous apporter, ici, le concours de vos lumières et de votre expérience personnelle. Les médecins ne peuvent que gagner à s'unir sur le terrain commun où les place naturellement l'intérêt général et supérieur de leur profession. Aussi, nous ne doutons pas qu'à l'occasion du congrès prochain, ne s'établissent, entre les différents groupes de médecins de langue française disséminés au milieu de populations souvent hostiles à leur langue et à leurs aspirations, des relations plus étroites qui assureront parmi nous de réels progrès.
Au reste, le congrès auquel nous vous convions aura un caractère scientifique qui justifie toutes nos démarches. Les nombreux travaux déjà reçus et annoncés ne laissent aucun doute à ce sujet.
La science médicale, comme toutes les autres sciences, se perfectionne tous les jours et nous devons prendre notre part, si modeste qu'elle soit, à cette oeuvre de lente élaboration. On sait le rôle que jouent les congrès dans la création et la vulgarisation des théories dont nous vivons. Les praticiens réunis à Québec travailleront dans la mesure de leurs forces à la solution des problèmes médicaux qui les intéressent si vivement. Chacun y apportera le résultat de ses observations, et il pourra sortir de cette mise en commun de nos recherches des conclusions utiles.
Nous sommes heureux de vous rappeler que ce travail fécond s'accomplira à l'heure même où l'Université Laval, qui a contribué pour une large part au progrès des hautes études, célèbrera le cinquantième anniversaire de sa fondation. Nous saisirons cette occasion pour témoigner à l'Université de Québec toute notre sympathie et pour lui souhaiter de rapides et considérables développements.
Nos réunions coïncideront encore avec la fête patronale des Canadiens-Français, célébrée cette année avec une solennité inaccoutumée. Les Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord ne seront sans doute pas insensibles à cet autre motif de répondre à notre appel. Ils pourront, ici, en même temps que faire oeuvre scientifique, affirmer et fortifier leur foi patriotique, qui pour tous s'identifie avec la conservation du « doux Parler Français ».
Le Président Général, Dr Delphis Brochu
Les Secrétaires Généraux,
Dr Arthur Simard
Dr Albert LeSage
Règlement général du premier congrès de médecine de l'AMLFAN
ART. I. Le 1er Congrès de Médecins se réunira à Québec, du 25 au 27 juin 1902, dans les salles de l'Université Laval. La séance d'ouverture aura lieu le 25, à 9 H hrs. A. M., et celle de la clôture le 27.
Le but du congrès est double : l'avancement scientifique et l'étude des questions d'intérêts professionnels.
ART. II. Le Congrès se composera des médecins, nationaux et étrangers, qui se seront inscrits comme membres du Congrès et qui auront versé la cotisation requise.
Pourront également faire partie du Congrès, aux mêmes conditions et avec les mêmes droits que les médecins, tous ceux qui, étant en possession d'un titre professionnel ou scientifique, désirent assister et prendre part aux travaux du Congrès, ainsi que les représentants de la presse.
ART. III. Le montant de la cotisation est de trois dollars. Cette somme doit être versée à l'un des deux trésoriers, lequel remettra à l'intéressé sa carte d'identité qui lui servira de document pour pouvoir profiter des avantages réservés aux congressistes.
ART. IV. Les membres du Congrès, dument inscrits, auront droit de prendre part à toutes les délibérations, de présenter des communications verbales ou écrites, d'intervenir dans les discussions et de donner leur vote dans les questions soumises à votation.
ART. V. Ils auront droit au compte rendu des travaux du Congrès.
ART. VI. Le compte rendu du Congrès sera remis aux congressistes qui y auront droit, aussitôt après sa publication.
ART. VII. Le Congrès sera divisé en quatre sections :
ART. VIII. Un comité exécutif composé du président, des secrétaires généraux, des trésoriers, des présidents et secrétaires des sections, est chargé de la gestion et du fonctionnement du Congrès.
ART. IX. Le Congrès siègera tous les jours, soit en assemblée générale, soit en réunions des sections.
ART. X. Dans la séance d'ouverture, le secrétaire général rendra compte des travaux d'organisation du Congrès, le président lira le discours d'inauguration, on fera la présentation des délégués officiels et l'on proclamera les présidents d'honneur.
Dans la séance de clôture, on rendra compte des délibérations du Congrès, on désignera le lieu de sa prochaine réunion et l'on procédera à l'élection de son bureau.
ART. XI. Les comités des sections organiseront leur programme des travaux. (Lecture et discussion des communications, examen des propositions présentées, etc.)
Chaque section nommera ses présidents d'honneur et désignera ses secrétaires adjoints.
ART. XII. Le président de chaque section dirigera les séances et les débats dans la forme établie dans tous les corps délibérants.
Les questions scientifiques ne pourront être l'objet d'aucune votation.
ART. XIII. Le temps assigné à chaque communication ne doit pas dépasser 15 minutes, et les orateurs qui prendront part à la discussion ne pourront parler plus de 5 minutes. Les auteurs de communications disposeront de 10 minutes de réplique. Néanmoins, le président, quand l'importance du sujet le justifie, pourra accorder plus de temps à l'orateur.
Les membres qui prendront part aux discussions devront remettre au secrétaire de la section, avant la levée de la séance, un court résumé de ce qu'ils ont dit.
ART. XIV. Les communications ayant trait aux travaux du Congrès devront parvenir au secrétaire général au plus tard le 31 mai. On n'exigera que le titre et un résumé succinct en forme de conclusions.
ART. XV. On pourra présenter des communications après le 31 mai et même pendant le Congrès, mais elles ne seront mises à l'ordre du jour qu'après la discussion de celles présentées dans le délai prescrit.
ART. XVI. Le texte écrit de tous les travaux présentés au Congrès doit être remis au secrétaire du bureau respectif. Le comité exécutif décidera sur son insertion totale ou partielle dans le compte rendu.
ART. XVII. La langue officielle du Congrès, dans toutes les séances, sera le français.
Article supplémentaire
Les dames, accompagnées des congressistes, pourront assister aux fêtes qui seront données en l'honneur des membres du Congrès. ]