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Parution: juin 2002
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Science et français font bon ménage |
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Organisée par le Regroupement des associations francophones du Québec (RAFQ), la 10e édition de la Semaine internationale de la francophonie, qui s'est déroulée au printemps dernier dans la Vieille Capitale, réservait une tribune d'honneur à l'AMLFC : la soirée même du 20 mars, Journée internationale de la francophonie. Au programme : un mot de bienvenue de la porte-parole de la Francofête, Mme Sophie Faucher, une allocution d'ouverture du président du RAFQ, Me Jacques Tremblay, une conférence du Dr Michel Bergeron, néphrologue et récipiendaire des prix Adrien-Pouliot et Georges-Émile-Lapalme, ainsi qu'une présentation de l'AMLFC par son actuel président, le Dr Jean Léveillé. Un spectacle d'humour et un cocktail musical ont clôturé la soirée. |
![]() Le Dr Jean Léveillé |
Pourquoi l'AMLFC?
Selon Me Tremblay, le Regroupement voulait rendre hommage à une « association qui a contribué à la promotion de la francophonie, de la science et de la médecine à partir du Canada et du Québec ». Par sa persévérance et ses initiatives originales, a-t-il dit, l'AMLFC a permis le rayonnement de ses membres, a participé aux grands débats sur la santé et l'exercice de la médecine, et a maintenu un contact éducatif avec le grand public. Maître Tremblay a par la suite présenté un profil succinct du fondateur de l'AMLFC, le Dr Michel-Delphis Brochu, avant de céder la parole au Dr Bergeron.
![]() Me Jacques Tremblay |
![]() Le Dr Michel Bergeron |
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La langue de la « République des savants »
« Faut-il se formaliser que des chercheurs francophones publient en anglais américain? » a demandé d'entrée de jeu le Dr Bergeron. Faisant état des langues qui ont dominé la science et les grands courants de pensée au cours des siècles, il posait illico cette mise en garde : « Une société qui refuse de s'approprier la science - et le langage est la première forme d'appropriation - se condamne à s'appauvrir. La science, source de changements sociologiques majeurs, doit être intégrée à sa culture. Loin de constituer un facteur de dispersion, la diversité dans l'expression scientifique accroît l'universalité de la science. »
Rappelant l'intime relation entre le langage et la formation de la pensée, et le fait que la langue maternelle est l'outil cognitif le plus performant, le Dr Bergeron a souligné la nécessité vitale d'utiliser le français pour penser et présenter la science quand on est enseignant, médecin ou chercheur. Les conditions seraient d'ailleurs favorables à cette « normalité », au vu de l'explosion des connaissances biomédicales, du cyberespace comme moyen de communication entre experts et des nouveaux patients-internautes.
Rétrospective et perspectives
Le Dr Léveillé a pour sa part retracé le chemin parcouru par ces médecins bénévoles qui « voulaient être reconnus comme les égaux de leurs confrères de langue anglaise en matière de savoir et de compétence scientifique », et insisté sur l'importance d'en garder un souvenir collectif vivace pour aborder de façon utile « l'aventure du village global et de la mondialisation ». L'AMLFC a toujours cherché à offrir des services à la vaste mosaïque que composent ses 5 000 membres, à reconnaître leurs réalisations, à soutenir leur formation de même qu'à aider les facultés de médecine des pays francophones, surtout africains et asiatiques. La ténacité, le bénévolat et le dynamisme qui ont marqué les cent ans d'existence de l'Association demeurent les pierres angulaires de son avenir, a conclu le Dr Léveillé. ]