M. Patrick Garceau
Parution: novembre 1999

Le vent dans les voiles pour le représentant de l'AMLFC à l'Université Laval


Au moment de l'entrevue, en août dernier, M. Patrick Garceau était en stage d'immersion clinique au Centre hospitalier de l'Archipel, aux Ïles-de-la-Madeleine. "Trente-cinq heures par semaine payées au salaire minimum, mais quelle expérience et quel décor!" Au point que cet étudiant de 22 ans, qui a commencé son externat en septembre, n'est pas encore certain de son orientation professionnelle. La balance pourrait donc pencher en faveur de la médecine de famille en région éloignée. "La seule chose sûre, c'est que je ne vais pas aller en chirurgie. Question d'être proche des patients, je choisirai sûrement une option médicale, et question d'environnement, ce sera probablement en dehors des grands centres urbains, là où on offre le plus de diversité et de responsabilités à un médecin."

On s'engage!

Membre du comité des étudiants de l'AMLFC, M. Patrick Garceau n'en est pas à sa première participation à la vie parascolaire de l'Université Laval. Durant sa deuxième année d'études, il a été chef maquettiste du Globe & Med, le journal étudiant de la faculté de médecine, et durant sa troisième année, président du RÉMUL, le regroupement des étudiants en médecine de l'Université Laval. "J'ai eu l'occasion de travailler à différents dossiers - pas seulement à l'organisation d'activités sociales! C'était l'année de la visite d'agrément pour la Faculté. Les responsables canadiens et américains de la visite ont été impressionnés par le rapport fouillé et solide produit par les étudiants. C'est peut-être ce dont je suis le plus fier." Il y avait de quoi : Patrick et son ami Jérôme Cantin, alors vice-président aux affaires pédagogiques du RÉMUL, s'y étaient consacrés avant, pendant et après les vacances de Noël...


M. Patrick Garceau

C'était aussi une année d'élection provinciale, et les associations étudiantes ne se sont pas fait prier pour exprimer leur point de vue sur la nécessité de réinvestir massivement dans l'éducation. "La régie interne, évidemment, n'était pas négligeable non plus, mais les choses se passent bien à la Faculté. Notre travail consistait en grande partie à offrir du soutien à ceux qui entrent à la Faculté - une tâche à la fois nécessaire et valorisante."

Quant au comité des étudiants de l'AMLFC, M. Patrick Garceau commence à peine à y faire ses armes, mais il voit son rôle comme celui d'un intermédiaire entre l'Association et les étudiants. "Qu'est-ce que les deux parties peuvent s'apporter l'une l'autre? Quels sont les services que l'AMLFC peut nous offrir? Comment amener les étudiants à s'y inscrire? Je crois que le comité est une plate-forme pour aborder des questions très concrètement. Et parallèlement, il permet de rencontrer des gens d'autres facultés, d'échanger des idées."

Doit-on voir dans cette propension à s'embarquer l'indice d'une future carrière médico-administrative? L'option n'est pas exclue d'emblée. "Oui, la gestion m'intéresserait. Les programmes en santé publique, par exemple... mais c'est encore loin. J'en suis encore à apprendre mon métier et ses rouages."

On dépoussière!

Avec un autre ami, Jonathan Deblois, Patrick a réalisé l'année dernière un cédérom sur la cardiologie dans le cadre d'un module d'auto-apprentissage (qui tenait également lieu d'emploi d'été financé à même le fonds d'investissement étudiant de la Faculté). "Sous la supervision d'un cardiologue professeur, nous avons regroupé et rafraîchi des diapositives, des textes, des vieilles cassettes et une pile de notes de cours de 10 cm d'épaisseur sur différents sujets : les maladies valvulaires, l'examen physique, la radiologie, etc. Le matériel en radiologie, justement, et sans le dénigrer, datait de 1978 - il avait bien besoin de dépoussiérage. Inutile de dire que nous avons beaucoup appris, et que maintenant les recrues de première année ont un meilleur outil d'étude entre les mains."

Cette initiative les a menés en finale du concours provincial Forces Avenir, qui s'adresse aux étudiants du premier cycle universitaire, dans la catégorie Santé. L'été 99 aura vu l'aboutissement d'un autre cédérom, cette fois en pneumologie, réalisé avec deux autres amis étudiants. Pour Patrick, cela s'inscrit dans sa recherche d'orientation professionnelle. "Je pense à la médecine interne, peut-être..."

Et on rêve!

C'est une appendicite à l'adolescence qui a déclenché l'intérêt de Patrick pour la médecine. L'intérêt s'est transformé en enthousiasme, puis en... magie. "J'ai appris beaucoup de choses lors de mon stage aux Îles-de-la-Madeleine et aujourd'hui, je ne voudrais pas revenir sur les bancs d'école. J'ai hâte de faire de la clinique, même si je ne sais pas encore dans quelle spécialité."

Patrick trouve déjà qu'il a peu de temps à lui, mais il vise à faire l'équilibre entre vie personnelle, familiale et professionnelle avec son amie (de coeur), également étudiante en médecine. "Pour le moment, j'essaie de pratiquer un sport une ou deux fois par semaine, pour garder la forme et pour pouvoir regarder mes futurs patients dans les yeux quand je leur dirai de faire de l'exercice!"]