| M. Alain Duclos |
Parution: octobre 1999
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La recherche fera partie de sa future carrière |
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Avec la mise sur pied du comité des étudiants et du comité de l'informatique, on peut dire qu'un véritable vent de renouveau a soufflé sur l'AMLFC avec l'arrivée de nouvelles figures. Parmi ces jeunes membres sur qui nous pouvons maintenant compter, il y a M. Alain Duclos, qui complète en ce moment sa première année d'externat à l'Université de Montréal, et qui est membre de ces deux comités. C'est en septembre 1996 que M. Duclos s'est joint à nous. Ce sont les Drs Anne Marie Pinard, alors une de nos représentantes à l'Université de Montréal, et Ramses Wassef, qui oeuvre au comité de l'informatique de l'AMLFC, qui ont intéressé M Duclos à l'Association. "Justement, l'informatique est mon dada, dit M. Duclos, et j'ai une formation d'ingénieur de réseaux. Quand j'ai su que l'AMLFC était à la recherche d'étudiants pour son comité de l'informatique, cela m'a tout de suite intéressé. J'ai vite compris qu'il se passait des choses à l'AMLFC, qu'on était prêt à y écouter les jeunes, alors je n'ai pas hésité à faire partie de l'équipe qui a offert les ateliers d'initiation à Internet l'an passé." |
![]() M. Alain Duclos |
Avant d'opter pour la médecine, M. Duclos a eu l'immunologie pour premier amour. "Tout simplement parce que je suis allergique à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un poil d'animal et que j'adore les sciences depuis que je suis tout jeune", explique-t-il en souriant. Après un baccalauréat en immunologie à l'Université McGill, M. Duclos entamait son doctorat dans la même discipline quand il s'est aperçu qu'un changement d'orientation s'imposait dans son cas. "D'abord, dans le cadre de mon doctorat, je travaillais avec des ophtalmologistes, et j'ai compris que c'était la recherche clinique qui m'attirait, explique-t-il. De plus, je ne voulais pas avoir à m'exiler aux États-Unis, dont je n'apprécie pas le rythme de vie essoufflant, où il n'y a pas de temps pour savourer les petits plaisirs de la vie comme un bon repas bien arrosé d'un bouteille. La médecine m'offrait donc la chance de satisfaire mon goût pour la science et la recherche sans m'obliger à quitter le Québec."
Car la recherche, il est déjà très clair pour M. Duclos qu'elle fera partie de sa future carrière. "Idéalement, je voudrais me joindre à un centre universitaire où je pourrais consacrer la moitié de mon temps à la recherche", expose-t-il. Et ce ne sera pas nécessairement de la recherche appliquée à l'immunologie. Son choix n'est pas encore fixé à l'heure actuelle, mais l'urologie, discipline à laquelle il s'est initié au CHUM, hôpital Saint-Luc, avec le Dr Luc Valiquette, lui semble bien tentante.
Monsieur Duclos espère également qu'il pourra aussi se vouer à l'enseignement. Déjà, dans le cadre de ses études de doctorat à McGill, il a fait de l'enseignement auprès d'étudiants en médecine et il se déclare tout à fait à l'aise quand il s'agit de s'adresser à des gens. "La médecine peut être remarquablement intéressante dans sa variété, apprécie-t-il. Il n'y a pas que la clinique, l'enseignement ou la recherche; on peut aussi faire de l'administration, par exemple. Au bout du compte, on peut établir des contacts avec beaucoup de personnes différentes et cela me plaît beaucoup."
Avec des projets semblables, une carrière en région semble donc exclue pour lui. "Pratiquer en région est fantastique dans l'optique d'accumuler rapidement de l'expérience clinique, admet-il volontiers. J'ajouterais que j'adore la Gaspésie et que je ne détesterais pas m'y établir, mais le problème est que je dois choisir un endroit où je pourrai faire de la recherche."
En attendant de se retrouver dans un laboratoire ou devant un groupe d'étudiants ou de résidents, M. Duclos continue sa formation à l'Université de Montréal. Ses études passées l'ont certainement bien préparé à la condition d'étudiant en médecine et il se sent comme un poisson dans l'eau devant les exigences de sa nouvelle orientation. Un seul bémol, peut-être, avoue-t-il : "C'est désarçonnant et pénible d'avoir à annoncer de mauvaises nouvelles à un patient. Mais j'espère qu'on arrive à trouver un juste milieu où on conserve de la sensibilité tout en n'étant pas submergé par la détresse des patients."
Quant à son avenir professionnel dans un contexte un peu chaotique et difficile, il ne préoccupe pas trop M. Duclos. Même la perspective de devoir affronter une carrière très accaparante ne l'effraie pas, certain qu'il est de pouvoir jongler avec de multiples obligations et sa vie personnelle. Souhaitons-lui en tout cas de pouvoir continuer à garder du temps pour son loisir de prédilection, le ski de fond, puisque cet amoureux de l'hiver déclare que la neige est une véritable passion pour lui. L'été, c'est à bicyclette ou à la maison d'été de ses parents qu'il compte refaire le plein d'énergie, en compagnie de Prunelle, un braque allemand. Il joint à cela un goût pour la lecture et, bien sûr, l'informatique.
Voilà donc une jeune recrue que l'AMLFC peut se féliciter d'avoir attirée dans ses rangs. Avec la détermination dont il fait déjà preuve, M. Duclos sera un confrère dont il sera agréable de suivre la progression professionnelle.]