Mme Man-Hoa Lam
Parution: juin 1999

Une étudiante très impliquée dans les activités de l'AMLFC


Elle est encore bien jeune, mais qu'on ne s'y trompe pas : Mme Man-Hoa Lam, la représentante des étudiants de la faculté de médecine de l'Université de Montréal auprès de l'AMLFC, est déjà une "vieille routière" de notre association.

C'est alors qu'elle entamait ses études médicales que Mme Lam a adhéré à l'AMLFC, à la suite d'une visite de nos représentants à sa Faculté. D'abord simplement attirée par les services que nous réservons à nos membres étudiants, elle n'a pas tardé à avoir envie de collaborer de plus près à nos activités. "Pendant ma première année d'études, je trouvais que je faisais peu de choses à part étudier, et cela ne me suffisait pas", explique-t-elle.


Mme Man-Hoa Lam

L'apprentissage de la médecine était pourtant - et est encore - un but de la première importance pour elle. "Quand j'étais enfant, j'ai été très impressionnée par la façon dont j'entendais parler des médecins; on mettait toujours l'accent sur la noblesse du geste d'aider les autres et c'est ce qui m'a incitée à faire une demande d'admission en médecine à la fin de mes études collégiales, raconte-t-elle. Depuis que je suis étudiante, je n'ai pas été déçue, tout correspond bien à l'image que je m'en étais faite. D'un côté, il y a le stress liée aux tours de garde, etc. Mais de l'autre côté, il y a la valorisation extraordinaire de savoir que l'on a posé le bon diagnostic, d'être capable de rassurer un patient et, mieux encore, de le voir retourner chez lui en santé. Ce sont ces moments avec les patients qui me rappellent constamment dans quel but j'étudie et pourquoi cela vaut la peine d'affronter les petites et grandes difficultés de cette période de ma vie."

Mais comme nous le disions, si passionnant que fut ce premier contact avec les études médicales, Mme Lam désirait aussi se consacrer à autre chose. Comme le hasard fait bien les choses, au même moment, notre actuelle représentante des résidents de l'Université de Montréal, le Dr Anne Marie Pinard, publiait dans le journal étudiant Le Pouls un entrefilet où elle se disait à la recherche d'un remplaçant pour le rôle de représentant des étudiants. Le représentant fut finalement une représentante puisque Mme Lam s'empressa de poser sa candidature. "Et la décision ne fut pas difficile à prendre, assure-t-elle, parce que je connaissais déjà les buts et les services de l'AMLFC et que j'avais une telle envie de m'impliquer. Ma seule crainte, c'était de manquer d'expérience et de ne pas être à la hauteur."

Crainte assez vaine puisque depuis deux ans que dure son engagement auprès de l'AMLFC, Mme Lam n'a pas économisé ses efforts pour faire un travail que tous apprécient. Elle nous décrit ses tâches ainsi : "À l'automne, l'AMLFC se rend toujours auprès des étudiants des facultés de médecine. À l'Université de Montréal, c'est moi qui suis en charge de cette visite qui contribue à faire connaître l'AMLFC aux étudiants. On y remet aussi le Prix d'implication sociale, ce qui signifie qu'il a fallu auparavant faire la promotion de ce prix, trouver des mises en candidature, examiner les dossiers des étudiants qui nous sont soumis, etc. L'automne est également un temps fort dans les activités de l'AMLFC parce que c'est la saison où a lieu son congrès-exposition. Habituellement, il y a toujours un stand animé par des étudiants en médecine de l'Université de Montréal et je me dois donc d'y participer aussi. De plus, vers mars ou avril, nous tenons une conférence midi pour les étudiants. Un membre de l'AMLFC se déplace alors pour les rencontrer et donne une conférence sur un sujet de son choix. Cette activité est toujours très bien reçue par les étudiants."

Comme on le voit, le travail de Mme Lam dépasse la simple participation à quelques réunions. Ajoutons à cela qu'elle fait non seulement partie du comité des étudiants, mais aussi du comité de l'informatique de l'AMLFC. Madame Lam est en effet un de ces futurs médecins convaincus des mérites de l'informatique. "Dès le début de mes études en médecine, j'ai fait partie de Cybermédic, le regroupement d'étudiants en médecine de l'Université de Montréal qui s'intéressent à l'informatique, dit-elle. En matière d'informations scientifiques, Internet est un outil tellement appréciable que je ne pourrais plus m'en passer. Quant aux cédéroms, ils m'ont vraiment été très utiles au cours de ma formation.

"Quand j'ai commencé à travailler avec l'AMLFC, poursuit-elle, notre président sortant, le Dr Jacques Lambert, m'a demandé si je voulais faire partie du comité de l'informatique de l'AMLFC qui venait d'être créé. J'ai volontiers accepté et j'ai été le lien entre Cybermédic et le comité de l'informatique de l'AMLFC." Un lien sûrement efficace puisque d'autres membres de Cybermédic sont devenus depuis des membres actifs de l'AMLFC. Cette alliance entre les jeunes amateurs d'informatique de l'Université et l'Association a d'ailleurs donné lieu à des ateliers d'initiation à Internet qui connaissent un très vif succès depuis l'an dernier. Dans un futur très proche, Mme Lam entamera sa résidence. Pour le moment, même si son choix n'est pas encore définitif, il est clair que son coeur lui souffle que c'est à la cardiologie qu'elle se destinera après sa médecine interne. "J'ai eu un cours de cardiologie clinique avec le Dr Coutu et j'ai fait un stage de recherche avec le Dr Leclerc, deux expériences et deux médecins qui m'ont vraiment fait aimer la cardiologie, affirme-t-elle. À l'heure actuelle, c'et la spécialité qui m'intéresse le plus."

Quant aux conditions de travail qui l'attendront quand elle accrochera ses diplômes dans son premier cabinet, Mme Lam se contente d'espérer qu'elles seront meilleures que celles qui prévalent présentement dans le milieu de la santé. "J'essaie d'être optimiste, de garder l'espoir que les urgences finiront par se désengorger, par exemple, expose-t-elle. Avec la ministre Marois, nous aurons peut-être de bonnes surprises. Mais j'avoue que l'état de notre système de santé et les décisions politiques me laissent souvent perplexe. C'est comme un écheveau de ramifications très complexes que j'ai souvent du mal à comprendre."

La soif de comprendre et d'apprendre ne font certainement pas défaut à notre représentante étudiante. Si elle admet avec simplicité ne pas encore saisir pleinement tous les enjeux d'une situation compliquée, elle espère bien que, l'âge et l'expérience aidant, elle sera de plus en plus à même de se prononcer en tant que partie prenante du système de santé. "Il faut que les médecins parlent et disent ce qu'ils pensent, dénoncent ce qu'ils déplorent, insiste-t-elle. C'est seulement de cette façon que nous parviendrons à améliorer la situation."

Quand son mandat de représentante des étudiants s'achèvera, Mme Lam ne nous quittera pas pour autant. Bien au contraire, elle sera alors l'une des représentantes des résidents, un autre titre que, nous en sommes certains, elle assumera avec enthousiasme et dévouement.]